And when you go, run don't walk.
And when you sing, scream don't talk.


















- Shut up and play

# Postato sabato 05 dicembre 2009 11:34



"I think it'll be about [...] realizing that your life isn't what it was and trying to find your place [...] in the real world in times that aren't necessarily the easiest. [...] You know a lot of people who are married, you know a lot of people who have had kids, and you know a lot of people who are dead. You look back, and you're like, 'That's crazy. Real shit actually happened.'"

Buddy Nielsen

# Postato venerdì 04 dicembre 2009 12:11

Modificato venerdì 04 dicembre 2009 12:42

You won't be the last.

  You won't be the last.
Est-ce qu'il ne fait pas trop froid là-bas, est-ce que tu sais les fleurs sur le toit de toi, est-ce que tu sais pour l'arbre que l'on va devoir couper, est-ce que tu sais pour le vent qui agite les volets de la cuisine et secoue ton ombre sur le carrelage ?
Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi.
Tu reçois des lettres, on les donne à lire à tes vêtements, ça ne les déplie pas. Est-ce que je peux t'envoyer un peu d'Espagne, du bon champagne et deux, trois libres, maintenant qu'ils te foutent la paix avec leurs tuyaux dans le nez et le ventre, que tu n'as plus à te forcer à manger et à décrocher le téléphone ?
Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi.
Est-ce que tu es partie te cacher dans un caillou, un plat à tartes, un nouveau-né, un tissu, un oeuf, une broderie et comment c'est maintenant qu'il fait nuit tout le temps ?
Est-ce que ça va mieux, est-ce que c'est léger comme une bulle de laisser son corps juste là, tel un vêtement abîmé que l'on ne peut plus porter ? C'est fini ce poids qui écrasait ton sourire ? qui écrasait ton ventre, qui t'écrasait ? Tu as pu t'échapper, dis ? Avec ton sourire en poche maintenant qu'il fait tout le temps nuit qur toi ?
Même les yahourts aux fruits dans le frigo ont un goût de fané. On a beau se mettre de la limonade toute neuve, du genre geyser de goulot tendre comme un orage de sucre, dans l'oesophage, rien. Un cimetière de plus, de la nuit, du froid et encore une nouvelle couche de nuit. Nous on voit rien, on te voit plus, on n'y voit rien, on ne sait plus grand-chose. On marche dans la nuit et on ne te trouve pas, faut dire qu'on les confond toutes ces nuits, noires, épaisses comme du tissu, pas beaucoup d'étoiles, tout se ressemble.
Il y a des souvenirs, mais quelqu'un les a électrifiés et connectée à nos cils, dès qu'on y pense on a les yeux qui brûlent.
Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi.

Mathias MALZIEU

# Postato martedì 24 novembre 2009 12:35

Modificato mercoledì 25 novembre 2009 13:08

Did they get you to trade your heroes for ghosts ?

Did they get you to trade your heroes for ghosts ?
Je ne me souviens pas de mon premier souvenir, juste du premier qui m'ait marquer. Je m'explique; je sais que la première vision et reflexion qui m'a frappée était celle d'un taureau dans un champ, en train de brouter. C'est alors que je comprenais que Tex Avery c'était pas la réalité, que les taureaux on en trouvait ailleurs que dans des corridas, et qu'ils pouvaient être calmes. Mais je me souviens aussi de choses antérieures et sans importances, beaucoup plus floues.

Plus tard, je me souviens aussi de nos parties de jeux, quand mon frère et moi on allait se cacher dans la chambre d'Eric, toujours au même endroit, sous les lits, mais que tu faisais mine de nous chercher. Plus le temps passait, plus tu fatiguais, mais tu continuais parce qu'on avait encore l'âge de jouer. Je me rappelle de ton visage souriant qui nous disait que tu ne pouvais plus continuer, là. Puis les années sont passées. Des deux côtés.

Nous, on se laissait pousser les cheveux et on ne s'adressait plus la parole sans même savoir pourquoi. Toi, on te négligeait. Je n'aime pas parler pour lui, mais moi en tout cas, je te négligeais. Tout comme je le faisais, et le fais encore beaucoup trop ce qui fait de moi une magnifique salope, avec le reste de la famille. Lorsqu'on est rentrés de ces vacances minables, il y a eu l'accident. On en riait quand c'est arrivé. On pensait que c'était bénin, Maman avait même dressé des lits dans le salon pour vous deux en pensant qu'ils allaient te laisser rentrer chez toi et que vous dormiriez à la maison du coup. Puis tu n'es jamais sorti de l'hôpital.

Je me souviens avoir pleuré sur le moment de l'annonce. Puis d'avoir oublié et ris durant l'après-midi, après une crise de larme en publique tout de même. Le soir même, je me vois encore assise sur le lit de mes parents à fixer les photos de toi sur la commode en pleurant, et maman arrivait, les yeux rouges et un sourire aux lèvres et tentait d'avoir des mots doux pour consoler sa peine et la mienne. Le lendemain, déjà jour de ton enterrement, Marie était passée pour comprendre les pleures de la veille et mon absence du matin. Cette fois, je pleurais pour de bon et je m'en excusais: "C'est bête hein, c'est rien, c'est juste, c'est juste .. mon grand-père est mort.". Ce fut l'une des étreintes les plus belles de ma vie. On ignorait toutes les deux à ce moment que moins de deux mois plus tard, ce serait elle que je serrerai dans mes bras en pleurant pour un deuil similaire.

Je n'ai versé qu'une larme au cimetière. Je n'y arrivais pas. Du coup j'ai du faire mauvais genre. Mais j'étais devant un drap blanc, on m'avait bien dit que tu étais en dessous, mais je ne te voyais pas. Alors rien n'est sorti.

Je me souviens de soirée passées à regarder les étoiles avec les yeux bouffis, allongée au large de Cannes sur une falaise de l'île st-Marguerite. Je te parlais à cette époque. L'autre soir, trois ans après ta mort, j'ai essayé de parler à l'étoile du nord. Mais c'était du surjoué. Je ne comprends pas pourquoi, je ne sais pas ce qui se passe dans mes sentiments. Je suis vide de mots.

Parfois je me demande comment ça se serait passé si tu étais resté. C'est un passé alternatif que je n'arrive pas à imaginer.

Je me souviens de mon rêve de la nuit dernière; on allait voir Chuck Berry en concert dans un amphithéâtre foutu à l'envers avec une scène en arc de cercle et les sièges en lignes droites. Tu étais habillé de manière très élégante. Je n'aime pas avoir à me réveiller dans ces moments là. Et pourtant je sais pertinemment que l'on ne se souviens que des rêves interrompus.

C'était donc le prix à payer pour le souvenir; partir sans dire aurevoir. Ca devient une manie entre nous ..

# Postato mercoledì 18 novembre 2009 13:34

Modificato mercoledì 18 novembre 2009 13:46

The stars are blazing like rebel diamonds cut out of the sun.

   The stars are blazing like rebel diamonds cut out of the sun.
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The unknown distance to the great beyond stares back at my grieving frame to cast my shadow by the holy sun. My spirit moans with a sacred pain. It's quiet now. The universe is standing still. [...] And all that stands between the soul's release. This temporary flesh and bone. And know that it's over now. I feel my fading mind begin to roam. Every time you fall, and every time you try. Every foolish dream, and every compromise. Every word you spoke, and everything you said. Everything you left me, rambles in my head. And there's nothing I can say, there's nothing I can do now. [...] Up above the world, so high. Everything you loved, and every time you try, everybody's watching, everybody cry. Stay, don't leave me, the stars can wait for your sign, don't signal now. [...] Goodnight, travel well.






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# Postato sabato 07 novembre 2009 05:32

Modificato martedì 24 novembre 2009 12:42