La ligne est blanche. Oui, quand il pleut/neige en montagne, une ligne blanche se créee entre les zones à 0° où tout est flocons et les plus chaudes où la boue règne en maître. "Et toi Ariane, t'en penses quoi de toutes ces histoires ? Tu es extérieure et concernée à la fois après tout." - "Moi je pense pas, je suis habituée depuis le temps." Souvent quand j'étais petite et que ma mère me réconfortait, elle me prenait la main et de ses doigts elle la caressait; maintenant c'est moi qui doit prendre ses articulations pleines d'arthrose et les consoler. Elle ne sait plus quoi me dire. Elle souffre aussi, c'est vrai, mais je lui ai déjà dit qu'elle était la seule à pouvoir changer les choses. Sauf que je ne dis jamais quelles choses et comment elle devrait agir; je ne peux pas me permettre de le faire, je suis supposée rester neutre. "J'en ai marre de vous entendre hurler" - "Bienvenue dans mon quotidien" [sourire en coin, elles se taisent]. La semaine de vacance à la montagne a été dure cette année. "C'est la dernière fois." - "Tu dis toujours ça." - "Mais cette fois c'est pour de bon. Pour moi, c'est terminé".
La ligne est bleue. L'horyzon & la mer. Elle est tellement mieux ainsi. Retour à la normale. Zazie chante des mots dont le sens tend l'atmosphère depuis le lecteur cd. Mais c'est lorsqu'elle se tait que c'est le plus lourd. Ma mère saisie la pochette et lit les paroles; je préfererais être seule et pleurer, je n'ose plus le faire devant elle, et je ne veux pas savoir pourquoi elle a prit ce livret. Mon père parle à sa soeur, ils sont seuls au devant de la voiture, moi je continue de caresser sa main. On est bientôt rentré, c'est la seule satisfaction.
Je fais des rêves étranges de relations humaines perdues et d'interêts foutus en l'air. Quelque chose à voir avec la situation banale mais toujours blessante où je suis pieds et poings liés ?
Non, j'ai pas envie d'aller voir un psy.